Veille concurrentielle photographe : regarder les autres pour trouver ta place

On a toutes déjà passé une soirée à scroller le compte d’une autre photographe en se disant « elle fait mieux que moi ». Ça, ce n’est pas de la veille. C’est juste se faire du mal.

La veille concurrentielle photographe, c’est autre chose. C’est regarder calmement qui travaille autour de toi, ce que chacun propose et à quel prix. Pas pour copier, pas pour te comparer, mais pour comprendre ce qui manque, et ce que toi tu peux apporter.

Le but n’est pas de te positionner par rapport aux autres. Le but, c’est de savoir pourquoi une famille va te choisir toi. Voilà comment je m’y prends.

Maman et son nouveau-né au studio, faire sa veille concurrentielle photographe pour trouver sa différence

Veille concurrentielle photographe : qui sont vraiment tes concurrents


Tes concurrents, ce ne sont pas les photographes que tu suis sur Instagram à l’autre bout de la France. Ce sont ceux que les parents de ta ville trouvent quand ils cherchent.

  1. Tape ce que tape une maman« photographe nouveau-né » et le nom de ta ville, sur Google et sur Google Maps. Note les dix premiers noms.
  2. Regarde aussi les villes voisinesUne famille fait facilement 20 minutes de voiture pour une séance nouveau-né.
  3. N’oublie pas les autres offresLes photographes de maternité à l’hôpital, les studios de grande surface, les photographes de famille qui font « aussi » des bébés.

Tu obtiens une liste d’une dizaine de noms. C’est largement suffisant.

Ce que tu regardes chez eux


Fais un petit tableau, une ligne par photographe. Et pour chacun, tu notes la même chose.

  • Qui ils sontSeul ou à plusieurs, depuis quand, formés ou pas à la sécurité du nouveau-né.
  • Ce qu’ils vendentSéance seule, fichiers, tirages, albums, formules grossesse et naissance.
  • À quel prixLe prix d’appel, et surtout ce qu’il y a dedans. Combien de photos, quels produits.
  • Où et commentStudio, domicile, extérieur. Décors, tenues fournies ou pas, accès, horaires.

Regarde aussi leur façon de parler

Leur site, leurs publications, leurs réponses aux messages. Est-ce qu’ils rassurent ? Est-ce qu’ils expliquent comment se passe une séance ? Est-ce qu’ils parlent de sécurité ? Souvent, c’est là que tu trouves le plus de place.

Amélie Soubrié accroupie dans son grand studio lumineux, appareil en main

Lire leurs avis Google


C’est la mine d’or de la veille. Les avis te disent ce que les familles ont aimé, avec leurs mots à elles. Et surtout, ce qui les a déçues.

Mes astuces pour progresser

  1. Note les mots qui reviennent« Patiente », « rassurante », « studio magnifique », « délai long »… Ce qui revient souvent, c’est ce que les parents attendent vraiment.
  2. Lis les avis à 3 étoilesCe sont les plus utiles. Ils disent ce qui a manqué : l’attente, le prix des tirages, un studio difficile d’accès, un bébé qui pleurait.
  3. Ne critique jamaisNi en ligne, ni devant tes clients. Ta veille reste dans ton tableau. Tu t’en sers pour avancer, pas pour juger.
Bébé éveillé dans un couffin qui regarde l'objectif, une séance photo nouveau-né au studio

Ce que tu en fais


Une fois ton tableau rempli, pose-toi trois questions simples.

  • Qu’est-ce que tout le monde fait ? Ça, ce n’est plus une différence, c’est le minimum.
  • Qu’est-ce que personne ne fait, ou fait mal ? C’est là que tu peux te démarquer.
  • Qu’est-ce que moi je fais déjà, et que je ne dis pas assez ?

Refais ce tour une fois par an. Les choses bougent, des photographes arrivent, d’autres arrêtent. Une heure par an, c’est suffisant pour garder un œil dessus sans y penser tous les jours.

Quand j’ai fait ma première vraie veille, je me suis rendu compte que je passais à côté de ce qui faisait ma force. Je regardais les images des autres, alors que les parents, eux, regardaient le confort, l’accueil, la facilité. Dans un prochain article, je te raconte comment trouver ton avantage à toi. Et on travaille tout ça ensemble dans Se lancer en photographie grossesse et nouveau-né.

Amélie

Vos questions


Comment faire une veille concurrentielle quand on est photographe ?

Tape « photographe nouveau-né » et ta ville sur Google et Maps, note une dizaine de noms et, pour chacun, ce qu’ils vendent, à quel prix, où, et ce que disent leurs avis.

Faut-il s’aligner sur les prix des concurrents ?

Non. Ta veille sert à comprendre le marché et à trouver ta différence, pas à copier un prix. Ton tarif dépend de tes charges, de ton temps et de ce que tu apportes.

À quelle fréquence faire sa veille concurrentielle photographe ?

Une fois par an suffit, en une heure ou deux. Et dès que tu changes d’offre ou de tarif.

Tu veux savoir ce qui te rend unique ?


En formation, on fait ta veille ensemble et on pose ton offre, ton tarif et ta communication à partir de ta vraie différence.

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